Les documents
Document 1

« Dans son rapport annuel, publié le 14 septembre 1981, le Fonds monétaire international souligne que la situation économique mondiale est “difficile et décevante”. Cette situation se caractérise, selon les auteurs du rapport, ”par la continuation de taux d'inflation très élevés dans de nombreux pays, par un ralentissement marqué de la croissance dans les pays industrialisés, entraînant [...]un ralentissement du commerce mondial[...]”.»

Source : Gilles Dostaler, « La crise et sa gestion au Québec », dans La crise économique et sa gestion. Actes du Colloque de l'Association d'économie politique tenu à l'UQÀM les 25 et 26 septembre 1981, Montréal, Les Éditions du Boréal-Express, 1982, en ligne sur Les classiques des sciences sociales.

Document 2

«[...] les entreprises peuvent maintenant produire dans n’importe quel lieu et vendre partout. Cette nouvelle réalité permet aux employeurs de déplacer leur entreprise s’ils considèrent que leur main-d’œuvre coûte trop cher [...]. »

Source : Pierre-Antoine Harvey, Mondialisation et travail, IRIS, 2003, p. 29, en ligne.

Document 3
Description
Source de l’image : Dan Quieroz, At Day - Cirque du Soleil - Quidam (2009), flickr. Licence : Creative Commons (BY).
Document 4

« La crise était grave, des centaines de milliers d’emplois ont été perdus au Canada et les syndicats vivaient de l’impuissance face aux fermetures d’usine qu’on annonçait chaque jour [...]. »

Source : Martine Letarte, « La crise était grave », Le Devoir, 23 février 2013.

Document 5

Point de vue 1 (Pierre Ducros, président du Regroupement pour le libre-échange)

« Pour participer à la mondialisation grandissante des échanges commerciaux, le Canada doit inciter de plus en plus tous ses agents économiques à se tourner vers le marché international. [...] Le Canada a tout intérêt maintenant à dépasser le stade des accords sectoriels pour accéder à une zone de libre-échange avec les États-Unis. »

Source : Pierre Ducros, « Regroupement pour le libre-échange », jeudi 16 juin 1988, Journal des débats de la Commission de l’économie et du travail, 33e législature, 2e session, Vol. 30, N° 25, 1988, en ligne sur Assemblée nationale du Québec.

Point de vue 2 (Robert Bourassa, premier ministre du Québec)

« [...] nous sommes le voisin, comme Canada et comme province, de l'un des marchés les plus importants au monde [...] Que l'on prenne des pays aussi différents et aussi distants [...] que l'Autriche ou la Suède, ils font partie d'une zone de libre-échange [...]. Alors, si tous ces pays que nous concurrençons et qui sont très comparables au Québec acceptent de mettre en commun des relations commerciales[...] pourquoi devrions-nous agir différemment alors que nous sommes à la porte de l'un des marchés économiques les plus importants [...]? »

Source : Robert Bourassa, « Déclarations d'ouverture M. Robert Bourassa », jeudi 16 juin 1988, Journal des débats de la Commission de l’économie et du travail, 33e législature, 2e session, Vol. 30, N° 25, 1988, en ligne sur Assemblée nationale du Québec.

Point de vue 3 (Louis Laberge, chef syndical)

« La réalité de l'Accord [...] nous l'avons analysée en profondeur à partir du texte final [...] Voici ce que cache cet accord: des pertes de milliers d'emplois québécois dans les secteurs manufacturiers et des services; des pans complets de l'activité agricole voués à décliner progressivement [...] des programmes sociaux et législation du travail qui, pour soutenir le jeu de la concurrence ou répondre aux objectifs d'harmonisation entre les deux pays, s'effriteront, des inégalités de revenus et de disparité régionale qui iront en s'accentuant  les gouvernements provinciaux étant relégués et, semble-t-il, avec la bénédiction du Québec, au rang de simples succursales fédérales [...]. »

Source : Louis Laberge, « Coalition québécoise d'opposition au libre-échange », jeudi 16 juin 1988, Journal des débats de la Commission de l’économie et du travail, 33e législature, 2e session, Vol. 30, N° 25, 1988, en ligne sur Assemblée nationale du Québec.

Document 6

« L’éloignement des marchés et des centres de décision, la mécanisation de plus en plus efficace des équipements conduisant à la réduction des emplois, l’épuisement des ressources naturelles en place, l’absence de potentiels pouvant être développés à différentes fins (agricoles, forestières, villégiature, tourisme, etc.), la présence d’un cadre de vie peu attrayant [...] peuvent entraîner [cette situation]. »

Source : L’Association des aménagistes régionaux du Québec, Forum sur les municipalités dévitalisées au Québec, novembre 2007, p. 3, en ligne.

« [...] les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral soumettent l’accord  [...] aux citoyens canadiens. Cet accord qui touche plusieurs aspects de la constitution canadienne comporte entre autres des mesures qui assurent plus de pouvoirs au Québec  [...]. »

Source : Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social.

« [...] le gouvernement québécois cherche un mandat pour négocier avec le gouvernement fédéral [...] En cas de victoire du oui, le résultat des négociations aurait été soumis à un second référendum. »

Source : « Référendum québécois de [...] », Wikipédia, dernière modification le 4 janvier 2021, page consultée le 22 janvier 2021.

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Document 9

« À cause du manque de services, les étudiants doivent aller étudier en ville et les aînés doivent parfois quitter le domicile qu’ils ont habité toute leur vie. »

Source : Tommy Brochu, « La dévitalisation des régions au menu », La Tribune, 7 décembre 2017.

Document 10
Années 1980

« Le gouvernement fédéral et toutes les provinces canadiennes, sauf une, se mettent d'accord pour rapatrier la Constitution canadienne. Une loi constitutionnelle est promulguée le 17 avril 1982, mais sans le consentement du gouvernement du Québec, la seule province dont la majorité de la population est francophone.

Les gouvernements (souverainistes ou fédéralistes) qui se succéderont à Québec par la suite n'ont jamais reconnu officiellement le document de 1982 bien que le Québec soit dans les faits soumis au document en question, à l'instar du reste du Canada. »

Source : Jean-Herman Guay (dir.), « Rapatriement constitutionnel au Canada », Perspective monde, page consultée le 21 janvier 2021.

Années 2010

« En devenant chef du Parti libéral du Québec, en 2013, M. Couillard, fédéraliste convaincu, s'était engagé à reprendre les “discussions” constitutionnelles avec le Canada, dans le but de voir le Québec “réintégrer la famille canadienne”. [...] le premier ministre doit rendre public le document dans les prochains jours, à l'occasion d'une déclaration solennelle. »

Source : La Presse canadienne, « Le Québec relance le débat constitutionnel », 1er juin 2017, Radio-Canada Info.

Document 11

« En octobre 1981, alors qu'il atteignait 8,3% au Canada, le chômage touchait 11,5% de la population active au Québec, soit le plus haut niveau depuis 1945. »

Source : Gilles Dostaler, « La crise et sa gestion au Québec », dans La crise économique et sa gestion. Actes du Colloque de l'Association d'économie politique tenu à l'UQÀM les 25 et 26 septembre 1981, Montréal, Les Éditions du Boréal-Express, 1982, en ligne sur Les classiques des sciences sociales.