Les mouvements sociaux
2. Le féminisme et l’action politique des femmes
2.3. L’accès à l’avortement et à la contraception

Au début des années 1960, l’usage de la pilule contraceptive et la pratique de l’avortement sont considérées comme des actes criminels. Dans le cas de l’avortement, l’acte est passible d’emprisonnement, voire même d’une peine de prison à vie pour le personnel médical qui le pratique. Dans les années 1960, des associations féministes comme la Fédération des femmes du Québec militent pour le droit à la contraception et à l’avortement. Ces associations luttent pour que les femmes puissent planifier les naissances ou choisir de ne pas fonder une famille, ce qui permettrait aux femmes de prioriser leurs intérêts, leurs études et leur carrière.
En 1969, le gouvernement fédéral légalise la pilule contraceptive et il amorce la décriminalisation de l’avortement, mais ne légalise pas complètement cette pratique. En effet, les médecins peuvent mettre fin à une grossesse seulement si elle représente une menace pour la santé d’une femme. Puisque l’avortement demeure illégal dans la majorité des cas, la légalisation de cette pratique demeure une des revendications principales du mouvement féministe jusque dans les années 1980.