Le néonationalisme québécois et la fédération canadienne
3. Le gouvernement canadien face au néonationalisme québécois
3.1. La Commission Laurendeau-Dunton
Pour mieux cerner les tensions entre la majorité anglophone et la minorité francophone du Canada, le gouvernement canadien institue la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (Commission Laurendeau-Dunton) en 1963.
Malgré sa décision concernant les langues officielles, le gouvernement fédéral confirme dans les années 1970 qu’il envisage la majorité francophone du Québec au même titre que l’ensemble des cultures qui forment la population canadienne. En effet, ce gouvernement priorise désormais les droits individuels plutôt que les droits collectifs, comme en témoigneront ses efforts pour inclure une charte des droits et libertés de la personne dans la Constitution canadienne.