L’infirmière auxiliaire peut-elle effectuer l’entretien d’un pessaire ?
Oui, selon l’article 37.1 (5°), par. a) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « appliquer les mesures invasives d’entretien du matériel thérapeutique ».
Pour différentes raisons, il arrive que chez la femme, certains organes comme l’utérus, le vagin, la vessie et le rectum se déplacent vers le bas. C’est ce qu’on appelle un prolapsus.
Le pessaire est un appareil en silicone disponible sous différentes formes et qui est inséré dans le vagin à l’aide d’un lubrifiant pour soutenir les organes. Il est utilisé préalablement à une opération ou pour en éviter une. Sa durée de vie est d’environ 5 ans et on doit le changer en cas de fissure. Pour l’entretien du pessaire, vous pouvez vous référer aux recommandations du fabricant ainsi qu’aux Méthodes de soins informatisées (MSI).
Même si les complications possibles restent rares, il peut être nécessaire de référer le patient à la personne habilitée à ajuster la taille ou le modèle du pessaire si des problèmes surviennent, notamment :
- l’expulsion régulière du pessaire;
- un inconfort ou la présence de saignements;
- une dysurie.
L’infirmière auxiliaire questionne la personne soignée et est à l’affût des signes et symptômes, comme mentionné dans le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire : « Connaît les activités de suivi nécessaires à l’état de la personne et anticipe les problèmes potentiels ».
L’infirmière auxiliaire doit également avoir les connaissances et les compétences requises pour exercer cette activité. Selon l’article 3 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires, « le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés ».
Il existe plusieurs types d’incontinence urinaire :
- L’incontinence à l’effort : résultant d’une quinte de toux, d’un éternuement, d’un éclat de rire, du soulèvement d’un objet ou d’un peu de jogging;
- L’incontinence par impériosité : spasme vésical involontaire et soudain avec une envie urgente d’uriner;
- L’incontinence par regorgement : fuite d’urine sans ressentir le besoin d’uriner, impossibilité d’uriner des volumes normaux et la vessie reste pleine;
- L’incontinence totale : absence totale de contrôle, fuite continue ou vidange incontrôlée du contenu de la vessie;
- Énurésie nocturne : perte de contrôle de la vessie pendant la nuit.