• Oui, tel qu’énoncé à l’article 37.1 (5°), par. b) du Code des professions, l’infirmière auxiliaire peut « effectuer des prélèvements selon une ordonnance ».

    Afin de prodiguer des soins de qualité, l’infirmière auxiliaire respecte les pratiques sécuritaires et reconnues. Selon le Profil des compétences de l’infirmière et de l’infirmier auxiliaire, elle reconnaît les signes et symptômes cliniques de l’infection d’une plaie et écoute les besoins et les préoccupations de la personne.
    Une plaie qui ne guérit pas, une odeur nauséabonde après le nettoyage de la plaie, une augmentation de l’exsudat, l’apparition de fièvre, de douleurs, d’un œdème et/ou l’induration de la peau au pourtour de la plaie sont tous des signes et symptômes suggérant une colonisation ou l’infection d’une plaie. Le prélèvement de plaie détermine l’agent causal de l’infection. La bactérie qui la cause se retrouve dans la plaie et non dans l’exsudat ou le pus

    L’infirmière auxiliaire est à l’affût des indices d’une situation anormale, anticipe les problèmes potentiels et suggère des interventions en s’appuyant sur ses observations.

    Les écouvillons sont utilisés pour le prélèvement de plusieurs types de spécimens de microbiologie. Il est important que l’infirmière auxiliaire qui effectue les prélèvements utilise l’écouvillon approprié pour l’analyse demandée.

    La conservation et le transport des échantillons sont aussi des éléments essentiels pour préserver et maintenir l’intégrité du prélèvement. Nous vous invitons à consulter les Méthodes de soins informatisés (MSI) pour les techniques et procédures adéquates ainsi que les mises à jour.

    L’infirmière auxiliaire doit avoir les connaissances et les compétences requises pour exercer cette activité. Elle respecte ainsi ses obligations déontologiques telles que décrites aux articles 3 et 15 de son Code de déontologie des infirmières et infirmiers auxiliaires :
    « 3. Le membre doit exercer sa profession selon les normes de pratique généralement reconnues. À cette fin, il doit mettre à jour ses connaissances et perfectionner ses aptitudes et habiletés.
    […]
    15.  Si l’état d’un patient l’exige, le membre doit consulter un autre membre, un membre d’un autre ordre professionnel ou toute autre personne compétente, ou diriger ce patient vers l’une de ces personnes ».